Arrêts d'intérêt dans le domaine du travail
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Skirolage technologique
Selon le Tribunal constitutionnel [TC 12-03-2026], l'utilisation de moyens techniques ou technologiques par l'entreprise peut porter atteinte au droit de grève si elle est utilisée de manière exceptionnelle pour neutraliser et réduire ses effets.
Lors d'une grève illimitée dans le métro de Séville, l'entreprise a mis en circulation des trains doubles, bien qu'auparavant des trains simples étaient prévus. Le syndicat a soutenu que, bien que les services minimaux aient été formellement respectés, il a cherché à réduire l'impact de la grève en doublant les places. Le tribunal conclut que:
- Si l'entreprise recourt à des moyens matériels ou à des procédures techniques de manière différente de l'habitude et spécifiquement pour faire face à la grève, il y a substitution "impropre" des travailleurs et atteinte à leur droit.
- Ici, en l'absence de cause ordinaire justifiant l'utilisation de trains doubles, la mesure était exceptionnelle et contraire au droit de grève.
Demande sans signature
Une demande de travail doit respecter des exigences formelles minimales. Parmi elles, la signature de celui qui l'introduit est obligatoire, car elle exprime la volonté du demandeur d'exercer l'action. Si la demande est présentée uniquement signée par l'avocat et sans signature de l'acteur, le défaut est pertinent et doit être corrigé, et cela a été confirmé par les tribunaux [TSJ Murcia 17-02-2026].
En définitive, le demandeur peut comparaître par lui-même ou agir par l'intermédiaire d'un représentant. Dans ce dernier cas, la représentation doit être prouvée par un pouvoir valide (pouvoir "apud acta" ou acte notarié). Si le tribunal demande au demandeur de corriger le défaut de signature (en fournissant le pouvoir ou en présentant à nouveau la demande signée par lui-même) mais que cela n'est pas corrigé dans le délai, il procédera à l'irrecevabilité de la demande et à l'archivage de la procédure.
Exception à l'audience préalable
Le Tribunal supérieur de justice de Cantabrie [TSJ Cantabria 30-01-2026] a confirmé la légitimité du licenciement disciplinaire d'un travailleur qui a téléchargé sans autorisation des données confidentielles de plus de 16 000 clients de son entreprise. La conduite a été considérée comme une grave transgression de la bonne foi contractuelle et un abus de confiance suffisant pour justifier la résiliation immédiate du contrat, même si l'utilisation ultérieure des données à des fins lucratives ou leur cession à des tiers n'a pas été prouvée.
Les tribunaux rappellent qu'avant un licenciement disciplinaire, une audience préalable doit être accordée pour formuler des allégations. Mais cette obligation admet des exceptions lorsque son exigence n'est pas raisonnable. Dans ce cas, l'employé a reconnu les faits lorsqu'il a été demandé de remettre les dispositifs de travail, et cela peut être considéré comme équivalent à une audience.
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